Demoiselle de coeur, à vous l’honneur: Mayliss

Pour inaugurer cette rubrique « à vous l’honneur », ma rencontre avec Mayliss, tombait à point nommé avec l’actualité, puisque le Tour Cycliste féminin NC 2016, vient de se terminer.


14753343_1123738794388849_6558917402520671110_o

 

Bonjour Maÿliss, peux-tu en quelques mots te présenter (sport / scolarité/ Olympique / ambitions professionnelles).

Bonjour, lycéenne en terminale, j’essaie d’allier au mieux le sport et les études.

En effet, je suis membre du nouveau bureau de l’Olympique triathlon et m’entraîne avec le maximum de régularité possible tout au long de l’année avec Eric Becker.

Dans l’idée de devenir un jour contrôleur aérien, après l’obtention du baccalauréat, j’envisage la classe préparatoire aux grandes écoles à Jules Garnier puis une école d’ingénieur en France pour 3 ans. Je suis consciente que ces quelques années ne seront pas celles de gros résultats sur le plan sportif pour ma part, mais uniquement de l’entretien pour revenir par la suite !

 

Depuis quand pratiques-tu le triathlon, comment es-tu « tombée dedans »  ?13064455_998645876898142_1836137306909863608_o

J’ai débuté dans le triathlon, avec l’école de la ligue à l’âge de 12 ans. J’avais découvert ce sport lors des animathlons sur la promenade Pierre Vernier et des stages pendant les vacances scolaires.

A ce moment, j’arrêtais la gymnastique, il fallait donc que je trouve un nouveau sport. Mon père m’a proposé d’essayer le triathlon. Pendant un an je suis resté avec l’école de la ligue, avec deux entraînements par semaine. Puis prenant au gout au triple effort, j’ai commencé à m’entraîner plus sérieusement et aujourd’hui j’y prends toujours autant de plaisir.

 

Récemment, tu as pu participer à un déplacement en AUS où vous avez participé à un triathlon. Comment cela s’est-il passé ?

Oui, nous sommes partis à 6 en déplacement en Australie avec la Ligue de triathlon pour participer à la deuxième manche des « Gatorade Queensland Tri Series ».

L’ambiance pendant la course et le niveau sont très différents de Nouméa. Le parc à vélos est immense, les participants sont très nombreux.

Le départ est donné par vague par catégories d’âge. Une catégorie équivaut aux participants total en Nouvelle Calédonie !

Pour ce qui est de la course, au départ natation, ma puce électronique a glissé de mon pied donc il a fallu que je m’arrête pour la remettre correctement. Dommage, on perd vite des pieds ! 14670711_735490273269091_6800006327586320037_n

Donc une natation plutôt moyenne pour moi. Une transition normale, ouf, j’ai facilement trouvé mon vélo grâce aux repères !

Puis me voilà lancée pour 16 km de vélo. Le vent était fort et de face pour partir. Au premier demi-tour Eric Savignac me rattrape et me motive, parce que je n’avançais pas bien vite. Merci à lui, grâce à ces quelques mots, j’ai baissé une dent et là j’étais vraiment partie !

Un parcours rendu difficile et technique par le vent mais qui m’a beaucoup plu. Puis, je pose le vélo contente de ce que j’ai fait, je me dis « maintenant, sauve qui peut jusqu’à l’arrivée ».

J’ai beaucoup donnée en vélo et je sens bien mes mollets. On part encore vent de face dans un léger faux plat montant, ce n’est pas très pas rassurant. Premier demi-tour, je prends vent de dos, en descente et je déroule, ça va mieux. Puis je poursuis sur le deuxième tour, les sensations étaient revenues, je me dis « aller on s’accroche, t’as fait le plus dur ».

Ce qui est formidable dans la course, c’est qu’on était tellement nombreux sur le parcours que j’ai doublé beaucoup de monde en vélo et même à pied, ce qui ne m’était jamais arrivé ! Mais nous n’avons aucune idée de qui et où sont nos adversaires directes.

Au final, j’ai pris énormément de plaisir sur cette course.

12112161_894125357350195_3513885295921347753_n

En plus du triathlon, tu participes à des courses de vélo, peux-tu nous en dire plus ? (Combien de courses par an, quelle distance, nombre de personnes …. etc.) ?

En dehors des triathlons, cette année j’ai fait cinq courses il me semble.

J’y participe dès que je peux, Lorsqu’on a pas de triathlon ou que je ne suis pas prise par le lycée ! On court avec les garçons parce qu’on est très peu de filles au départ (4 ou 5 quand on est beaucoup) donc le rythme est difficile à tenir sur les 35-40 km de parcours.

Mais les triathlètes se rendent compte petit à petit que le vélo est aussi important que le reste dans le triathlon et quelques féminines viennent aussi participer à ces courses. Ce qui permet d’agrandir le peloton.

 

On t’a vu briller sur les deux premières étapes du tour cycliste NC féminin « au tour d’elles », parle nous STP de l’ambiance qui règne dans ce peloton féminin.

Grâce aux triathlètes féminines qui participent aux courses, l’envie est née de créer le tour féminin. Au début, on comptait sur la présence d’une dizaine du filles, ce qui aurait déjà beaucoup satisfait l’organisation.

13700169_1055037964592266_8939632003635901036_n

 

Puis au fil du temps et des retours positifs, on espérait toujours plus et au final c’est 30 filles qui sont inscrites pour participer à une ou plusieurs étapes.

Parmi les participantes, le niveau est très hétérogène mais chacune est là pour prendre du plaisir. Avant la course, plusieurs entraînements ont été mis en place pour apprendre aux moins expérimentées certaines tactiques et méthodes pour rouler en peloton.

Pendant la course, on voit que tous les petits groupes s’organisent grâce aux petits points méthodes qui ont précédé l’aventure. Le tout dans une ambiance très conviviale qui persiste après l’arrivée.

 

 

 

Au terme de la deuxième étape tu as endossé le maillot à pois, avais tu une stratégie ?

En réalité, je ne visais pas vraiment le maillot de la montagne. Je ne suis pas fan des montées et j’espérais juste ne pas me faire lâcher dans les côtes pour ne pas tout perdre au général. Au premier passage du col Cambrun, avant Ouatom, j’étais dans le groupe de tête et les filles n’avaient pas compris que le classement se jouait là alors j’en ai profité.

La tahitienne Poerava Van Bastolaire passe devant moi. Puis au retour je me suis accrochée pour basculer avec le groupe en haut et rester ensemble jusqu’à l’arrivée.

 

Le dernier volet de ce tour féminin aura lieu samedi prochain, as tu une idée de comment cela va-t-il se passer ? des stratégies vont elles se mettre en place ?

Pour ma part, je vais essayer de ne pas perdre ma deuxième place au général. Pour cela, il va falloir que je m’accroche dur surtout dans la montée du col de Tonghoué. Je pense que chacune d’entre nous voudra gérer le classement général mais aussi une victoire d’étape pour ne pas laisser à Poerava les trois victoires ! Je ne sais pas quelles stratégies seront mises en place mais pourquoi pas des ententes entre plusieurs participantes.

(Ndlr: Maÿliss a fini, au terme de cette troisième et dernière étape, à la deuxième place du clt).

 

14731105_189603121484929_5870063631087982641_n

Côté triathlon, à l’Olympique, il semble y avoir une belle dynamique des jeunes : Hugo, Maxence, Etienne, Gaëlle, toi, et bien d’autres encore. Peux-tu nous parler de ce groupe ?

Il y a plutôt une bonne ambiance entre les jeunes de l’Olympique et on a l’habitude de s’entrainer tous ensemble.

Avec ma présence et celle de Maxence au sein du nouveau bureau du club, le but est de créer encore une meilleure cohésion entre les jeunes en organisant peut-être quelques sorties qui changeraient les habitudes. Il y a un grand potentiel chez plusieurs de nos jeunes licenciés et pourquoi pas leur donner un maximum de chances et de moyens pour progresser sans se dégoûter du sport, en partageant les entrainements de manière agréable.

Cependant, il serait intéressant de parvenir à un esprit de club car parmi le groupe d’entrainement, nous ne sont pas tous licenciés à l’Olympique alors l’esprit de club est très peu présent.

14708224_735490559935729_8463195055684949412_n

Tes objectifs sportifs à court et moyen terme ?

A très court terme, le bac !

Sérieusement, sur le plan sportif, hormis la dernière étape de la ronde des dames, je n’ai pas d’objectif précis. N’ayant pu participer qu’a très peu de triathlons qui comptent pour la coupe depuis le début de l’année, je ne pourrai pas être classée.

J’irai donc au triathlon de Ouano (samedi 29/10), par respect des efforts des organisateurs, mais sans objectif précis.

Et puis dans trois semaines, je serai en pleine compositions pour le bac alors les quelques jours qui me restent ne seront pas essentiellement consacrés aux entraînements !
A plus long terme non plus je n’ai d’objectif précis, ne sachant pas le temps libre que j’aurai pour m’entrainer, je me servirai surtout du sport pour m’aérer l’esprit 

mayliss

 

La course que tu as adorée ?

Y’en a beaucoup. J’essaie d’apprendre de mes erreurs sur chaque course mais surtout de garder que les bons souvenirs. Je me rappelle avoir beaucoup aimé le triathlon de Thio l’année passée, c’est une course qui me plait beaucoup et ça avait plutôt bien marché pour moi, j’étais contente ! Et puis biensûr, l’expérience Australienne était magnifique et restera l’une de mes courses préférées pour longtemps.

 

Comment vas-tu aborder la dernière étape du tour cycliste ? observatrice, Puncheuse, offensive?

Je vais essayer de rester sur l’offensive, très peu de points me séparent de la troisième au classement général et même des autres filles alors pour garder ma deuxième place, je vais surtout surveiller ces files-là.

Je pense que la tahitienne est intouchable au général, alors la seule carte à jouer et celle de la sécurité pour assurer le classement actuel. Et puis suivant comment se configurera la course après le passage du col de Tonghoué, pourquoi pas viser la victoire d’étape. Mais ce sera que dans un deuxième temps.

14500630_1123749321054463_2843837511412114095_o

Merci Maÿliss de nous avons accordé de ton temps, souhaites tu rajouter quelques choses ?

Venez nombreux nous encourager filles et garçons à la dernière étape du tour, samedi à midi au parc Fayard à Dumbéa.

Et puis, on a réussi à ramener des féminines sur le vélo, pourquoi pas au triathlon ? La présence féminine est aussi faible, surtout chez les jeunes, sur les triathlons… les filles n’ayez pas peur, c’est un sport accessible à toutes avec un peu d’entrainement et de ténacité !

 

Itw réalisé le 22/10/2016 – OT